La territorialisation permet de gérer au plus près de la population les services qui lui sont rendus : elle permet une analyse plus précise des besoins des habitant·e·s et usagers de la zone géographique concernée, et de répondre au mieux, de façon réactive et globale, à ces besoins.
Elle vise notamment à faciliter l’accessibilité physique aux services à une échelle locale, à accueillir les usagers dans les meilleures conditions et à soutenir la continuité de l'accompagnement en favorisant un travail multidisciplinaire, intégré et centré sur les personnes et leurs besoins.
La territorialisation consiste donc à définir une offre de services cohérente sur une zone géographique (territoire) déterminée. Cette organisation permet d'adapter les politiques aux spécificités locales et aux besoins de la population vivant sur cette zone.
La territorialisation n'implique cependant pas que les habitant·e·s d'un territoire soient limités à l'utilisation des services présents sur ce territoire. Les personnes restent libres de circuler et d'utiliser les services qui répondent au mieux à leurs besoins.
Sur le territoire de la région bilingue de Bruxelles-Capitale, cela se traduit par la définition de zones géographiques de tailles différentes : du plus petit niveau, les quartiers, au plus grand, l'ensemble de la région bruxelloise.
Pour mettre en place cette territorialisation à Bruxelles, des dispositifs sont développés à différents niveaux : régional, locorégional et local.
- Le niveau régional correspond au niveau auquel se dessine la politique d'aide et de soins sur le territoire de la région bilingue de Bruxelles-Capitale. Certains acteurs ou services sont également actifs sur tout le territoire.
- Le niveau locorégional correspond aux bassin d'aide et de soins qui sont au nombre de cinq à Bruxelles. Il est le niveau de coordination et de concertation d'une part entre les acteurs de l'ambulatoire actifs sur le territoire du bassin et d'autre part entre ces derniers et les services résidentiels et les acteurs du niveau régional ou national. Les collaborations mises en place au niveau du bassin contribuent à une organisation intégrée entre les acteurs du social et de la santé.
- Le niveau local correspond au niveau des quartiers social santé.