Focus Bruxellois - Septembre 2026

Bruxelles en bref
La fin de l’été s’annonce et les déclarations pour le mois d’août montrent déjà une augmentation. Les STEC restent en tête et continuent d’être régulièrement détectés dans les analyses de selles, sans signe de sévérité accrue : aucun SHU n’a été recensé à ce jour.
L'été, la chaleur et les retours de vacances apportent également leur lot d’infections liées aux aliments contaminés (shigellose, toxi-infections alimentaires, hépatite A), aux baignades etaux promenades en forêt (leptospirose, hantavirose).
La rentrée rime souvent avec retours de voyages et reprise des collectivités : une période propice à la circulation de maladies inhabituelles ou importées, qui méritent d'être gardées à l'esprit lors de la démarche diagnostique : rougeole, fièvre typhoïde, virus du Nil occidental, dengue, malaria etc.
Focus légionellose

Le mois d’août enregistre une hausse notable des cas de légionellose, avec 7 cas confirmés contre 2 en juillet. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : retours de voyage depuis des hébergements insuffisamment entretenus, exposition à des systèmes de climatisation fortement sollicités lors des épisodes de chaleur… mais, pour une part significative des cas, la source de contamination reste non identifiée.
La légionellose est une pneumonie causée principalement par Legionella pneumophila, touchant préférentiellement les personnes âgées, immunodéprimées ou présentant des comorbidités. La transmission se fait par inhalation d’aérosols d’eau contaminée, notamment via les douches, jacuzzis, tours aéroréfrigérantes ou humidificateurs.
Côté diagnostic, le test antigénique urinaire (TAU) détecte principalement L. pneumophila de sérogroupe 1 : un TAU négatif n’exclut donc pas une légionellose et peut conduire à un sous-diagnostic. Les sécrétions respiratoires constituent les prélèvements de choix. En cas de suspicion clinique, pensez à envoyer les échantillons au Centre National de Référence (CNR), où la culture et la PCR permettent une recherche plus large de Legionella et, lorsque cela est possible, le typage de la souche.
Mais le diagnostic ne s’arrête pas au patient : la recherche de la source est essentielle pour prévenir d’autres contaminations. Les analyses environnementales des réseaux d’eau peuvent apporter des éléments précieux pour recouper les données cliniques, microbiologiques et environnementales.
Cette recherche de source fait partie des missions de la cellule de médecine préventive de Vivalis et explique notamment pourquoi la légionellose figure parmi les maladies à déclaration obligatoire en région bruxelloise.
En l’absence de vaccin, la prévention repose sur l’entretien rigoureux des installations à risque, avec une vigilance particulière dans les lieux accueillant des personnes vulnérables. Plus d'informations sur les mesures de prévention sont disponibles via Légionelle | Guide Bâtiment Durable