Qu’est‑ce que l’Hantavirus ?
L’Hantavirus (nom officiel : orthohantavirus) est transmis par des rongeurs tels que les souris. Les infections humaines surviennent principalement dans des environnements où rongeurs et humains vivent à proximité. Il en existe des dizaines de variantes. Celle qui a provoqué l’épidémie sur le navire est appelé Virus des Andes. L’Hantavirus est présent dans le monde entier. Là où il circule, il peut provoquer des maladies allant de symptômes grippaux légers à de graves problèmes respiratoires.
En Belgique, les infections à hantavirus sont généralement causées par le virus de Puumala, provenant des campagnols roux.
Comment attrape‑t‑on l’Hantavirus?
On peut être infecté par l’Hantavirus en entrant en contact avec les excréments, l’urine ou la salive des rongeurs, ou en inhalant des particules de poussière contaminées. Le virus peut aussi pénétrer dans le corps via des plaies ouvertes, les yeux ou une morsure.
Les hantavirus européens ne se transmettent pas d'une personne à l'autre, et aucun insecte n'est vecteur de ces virus.
La transmission interhumaine d’un hantavirus est rare.
Le Virus des Andes est l’une des rares variantes pouvant se transmettre d’une personne à l’autre. Le mode exact de transmission n’est pas encore entièrement compris, mais la probabilité d’infection entre humains est très faible. La transmission interhumaine ne survient que lors de contacts très étroits et prolongés, par exemple entre personnes vivant ensemble ou, comme ici, à bord d’un navire de croisière.
Quels sont les symptômes de l’Hantavirus ?
Lorsqu’ils affectent l’être humain, les hantavirus peuvent être responsables d’infections de gravité variable, potentiellement mortelles. De nombreuses personnes infectées n'ont pas de symptômes.
Ces symptômes apparaissent généralement dans les deux à quatre semaines suivant l’infection. Les premiers symptômes cliniques sont généralement ceux de la grippe : forte fièvre, maux de tête, fatigue intense, douleurs musculaires, troubles gastro‑intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée), problèmes respiratoires.
Après une semaine, le tableau clinique peut évoluer et 3 grands syndromes cliniques peuvent être distingués, en fonction du type de hantavirus.
- Fièvre hémorragique avec insuffisance rénale aiguë (HFRS) : principalement en Europe et en Asie, causée par les virus de Puumala, de Séoul et de Dobrava.
- Néphrite (NE) : présente en Europe (du Nord) et provoquée par le virus de Puumala.
- Syndrome cardiopulmonaire à hantavirus (HPS) : il se rencontre surtout en Amérique du Nord et du Sud et est provoqué par le virus des Andes, le virus Sin Nombre et différents autres.
Comment traite‑t‑on l’Hantavirus ?
Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement antiviral spécifique.
Le traitement consiste principalement à soulager les symptômes et à surveiller les complications. Dans les formes graves, une hospitalisation peut être nécessaire.
Comment se protéger ?
La prévention de l’infection consiste essentiellement à limiter les contacts avec les rongeurs et leurs excrétions. Cela nécessite d’éviter, dans les zones à risque : la manipulation de bois, le nettoyage de locaux longtemps inoccupés, toute activité qui met en suspension de la poussière ou de la terre comme la rénovation de vieux locaux poussiéreux, remblayage, etc.
Quel est le taux de mortalité ?
Les infections à l’Hantavirus sont relativement rares dans le monde. Le taux de mortalité varie de moins de 1 % à 15 % en Asie et en Europe, mais peut monter jusqu’à 50 % en Amérique du Nord et du Sud.