Vous avez reçu un sms de Vivalis ?
C’est normal, le service de médecine préventive de Vivalis a pour mission la prévention et la sensibilisation des maladies à déclaration obligatoire. C’est dans ce cadre que nous sommes amenés à vous contacter.
Si vous avez reçu ce sms, c'est parce que nous avons reçu des informations qui indiquent vous avez été en contact avec une personne atteinte de coqueluche et que vous êtes à risque de développer la maladie ou de la transmettre à quelqu'un d'autre. Il est possible que vous ayez été en contact avec un patient porteur de cette maladie :
- Dans votre milieu professionnel, sur votre lieu de travail ;
- Dans votre milieu scolaire, en tant qu'élève ou en tant que travailleur ;
- Dans la salle d’attente d'un hôpital, de votre médecin généraliste ou tout autre lieu de soins ;
- Lors d’un voyage en voiture, train, avion, … ;
- Dans tout autre endroit où vous étiez en contact avec d’autres personnes.
Vivalis traite vos données dans le cadre de sa mission de prévention et suivi des maladies à déclaration obligatoire. Vous pouvez trouver de plus amples informations via le lien suivant : Déclaration des maladies transmissibles et la vie privée.
La coqueluche, c’est quoi ?
La coqueluche est une infection respiratoire très contagieuse. La bactérie responsable de la maladie se transmet de personne à personne, via des gouttelettes de salive infectées produites lors de la toux ou des éternuements. La maladie peut également se transmettre lors d’une simple discussion avec une personne infectée.
La coqueluche peut entraîner des complications chez les nourrissons de moins de 12 mois et les personnes fragiles.
Dans un premier temps, la coqueluche ressemble à un simple rhume : nez qui coule, éternuements, fièvre peu élevée… Après 1 à 2 semaines, la toux s’accentue et conduit à des quintes de toux épuisantes qui peuvent provoquer des vomissements. Elles finissent souvent par une inspiration sifflante. Chez le bébé, les quintes de toux peuvent conduire à des épisodes d'apnée. Les symptômes durent habituellement 2 à 3 semaines, mais peuvent durer jusqu’à 10 semaines.
Que devez-vous faire ?
Un traitement par antibiotiques est recommandé à toutes les personnes de l’entourage de la personne infectée en présence de facteurs de risque de formes graves de coqueluche tels que :
- une femme enceinte de plus de 34 semaines, non vaccinée (ou vaccinée mais immunodéprimée) ;
- un nourrisson de moins de 2 mois insuffisamment protégé par la vaccination maternelle ;
- un nourrisson de moins de 1 an non ou partiellement vacciné ;
- un enfant avec une pathologie cardiaque ou respiratoire chronique ;
- une personne immunodéprimée ;
- une personne de plus de 16 ans exposée professionnellement à ces publics à risque.
Dans tous les cas de contact étroit, on recommande une surveillance des symptômes pendant 2 semaines après le dernier contact et une mise à jour du statut vaccinal. En cas d'apparition de symptômes, un prélèvement n'est pas forcément nécessaire, mais un traitement peut être débuté rapidement (dans les 2 semaines).
Tous vaccinés, tous protégés
La vaccination contre la coqueluche protège contre les formes graves et réduit la transmission de la maladie. Cependant, cette protection s’affaiblit avec le temps. C'est pourquoi il faut effectuer un rappel de vaccination tous les 10 ans.
Le vaccin est gratuit jusqu'à 20 ans via les consultations ONE et Kind en Gezin (jusqu'à 6 ans) ou via l'école.
Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ont été combinés.
Le vaccin est recommandé :
- aux bébés à 2 mois, 3 mois, 4 mois et 15 mois. Il est alors combiné à d'autres vaccins dans une seule injection, le vaccin "hexavalent".
- aux femmes enceintes entre la 24e et la 32e semaines de grossesse.
- au cas où la vaccination de la femme enceinte n’a pas été réalisée, on recommande de protéger indirectement le bébé en vaccinant son entourage direct, à commencer par ses parents et grands-parents.